Un éboulement meurtrier s’est produit tôt ce mercredi matin dans la carrière Safi, une concession de la société Boss Mining située dans la région de Kakanda, entre les territoires de Lubudi et Kambove, dans la province du Lualaba.
Selon des informations recueillies sur place, l’incident s’est produit vers 6 heures du matin dans cette carrière occupée par des creuseurs artisanaux. Au moins douze corps ont déjà été extraits des décombres par les équipes présentes sur le site et des habitants venus prêter main-forte aux opérations de recherche.
Les circonstances exactes de l’éboulement restent pour l’instant inconnues. Plusieurs témoins affirment toutefois que la zone était fréquentée par de nombreux exploitants artisanaux au moment du drame. Les recherches se poursuivent afin de vérifier si d’autres personnes pourraient être ensevelies sous les gravats.
Joint par notre rédaction, un acteur de la société civile de Kakanda dénonce les conditions d’exploitation dans la zone minière.
« Ce qui s’est passé ce matin à la carrière Safi est un drame que nous redoutions depuis longtemps. Les creuseurs travaillent dans des conditions extrêmement dangereuses, sans encadrement suffisant ni mesures de sécurité. Depuis plusieurs mois, la société civile alerte sur la présence massive de creuseurs artisanaux dans des concessions industrielles et sur l’exploitation désordonnée des carrières. Malheureusement, tant que les autorités et les sociétés minières ne prendront pas leurs responsabilités pour sécuriser ces sites, ce genre de catastrophe continuera de coûter des vies humaines », a déclaré Bergson Kabulo, acteur de la société civile.
Et d’ajouter :
« Il est urgent que toute la lumière soit faite sur ce drame. Nous demandons l’ouverture d’une enquête indépendante afin de déterminer les responsabilités. Les familles des victimes doivent être identifiées et accompagnées, et les survivants doivent être pris en charge. Ce qui se passe dans plusieurs sites miniers de notre région montre qu’il existe un problème structurel dans la gestion des concessions et dans la cohabitation entre exploitation industrielle et exploitation artisanale. Si rien n’est fait, ces tragédies risquent de se répéter.»
Jusqu’à présent, aucune communication officielle n’a encore été faite par les autorités compétentes concernant le bilan exact ou les causes de l’éboulement. Pendant ce temps, les recherches se poursuivent sur le site, dans l’espoir de retrouver d’éventuels survivants ou d’autres victimes encore coincées sous les décombres.
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